20 décembre 2021

Cinq questions à Stéphane Abrial

Qui est le Général Stéphane Abrial ?

« Après 40 ans de service dans l’armée, le moins qu’on puisse dire c’est que la défense a été le fil conducteur de ma carrière. J’ai fait mes armes en tant que pilote de chasse et ai gravi les échelons jusqu’à devenir Chef d’état-major de l’armée de l’air française, et Commandant suprême allié Transformation auprès de l’OTAN. J’ai, par la suite, rejoint la société Safran, un des fleurons français de la défense, pendant 7 ans. Ma femme est allemande, et nous avons deux enfants, désormais adultes. »

Quel est votre rôle auprès de Hague ?

« Mes sujets de prédilection au sein de Hague concernent principalement la défense et la sécurité, l’aérospatial, ainsi que la politique industrielle au sens large. Mon travail se focalise tout particulièrement sur les relations franco-néerlandaises et sur les politiques de dimension internationale. »

Pourquoi avez-vous choisi Hague ?

« Ma connivence avec Hague part d’un même constat, à savoir que les relations entre la France et les Pays-Bas gagneraient à être approfondies et améliorées. Une collaboration plus étroite bénéficierait tant à nos deux pays qu’à l’Union européenne, et pas uniquement dans le domaine de la défense. L’accord franco-néerlandais sur les technologies quantum est un bon début, mais cette collaboration pourrait aller encore plus loin. C’est ce qui m’a motivé à rejoindre l’univers passionnant de Hague, ainsi que son équipe jeune et dynamique. »

Quelle est votre expertise et comment entendez-vous soutenir nos clients ?

« Que ce soit à la tête d’un commandement militaire, en politique ou dans le privé, une qualité essentielle consiste en la capacité à anticiper et à prendre des décisions, parfois difficiles. J’ai pu assumer ces responsabilités dans le cadre de diverses hautes fonctions qu’il m’a été donné d’occuper au sein du gouvernement, de l’armée de l’air, de l’OTAN et du secteur de la défense. Cela m’a également permis de connaître ces différentes organisations en profondeur. C’est bien cette expertise, alliée à ma vision stratégique et à ma maîtrise des sujets géopolitiques, que j’entends apporter aux clients de Hague. »

Selon vous, que réserve 2022 pour le secteur de la défense et de la sécurité ?

« Les relations entre les États-Unis et la Chine continueront de dominer l’agenda international, malgré une tendance à l’apaisement de part et d’autre. D’autres crises perdureront, autour de sujets tels que l’Afghanistan, les flux migratoires, le djihadisme, ou encore Taïwan. Une autre source d’inquiétude, qui ne cesse de prendre de l’ampleur, est celle de la guerre hybride, c’est-à-dire la migration des conflits vers de nouveaux terrains impalpables et plus abstraits, à l’instar du cyber-monde. Face à tant d’incertitudes, davantage de moyens seront assignés à la défense. L’Union européenne commence enfin à saisir cet enjeu et la nécessité d’investir dans sa propre sécurité ; de plus en plus d’États membres sont désormais convaincus qu’il leur faut se préparer. Sur ce point, la Présidence française de l’Union européenne marquera un tournant dès janvier 2022, puisqu’elle mettra l’accent sur l’autonomie stratégique et la souveraineté européenne, la cybersécurité, et posera les bases d’une Europe de la défense forte et d’envergure, complémentaire de l’OTAN. »

Stéphane Abrial front
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